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Métiers de la communautéFrançais

Le fermier et la girouette

Hugo veut des œufs pour faire des crêpes. Il prend son panier et court au poulailler.

Hugo est fermier. Chaque matin, il trouve des œufs tout chauds dans la paille. Mais ce matin, les nids sont vides. Pas un seul œuf.

– Où sont mes œufs ? demande-t-il aux poules.

– Cot, cot, répondent les poules, et elles regardent ailleurs.

Hugo cherche sous la brouette. Il cherche derrière le puits. Il cherche même dans ses grandes bottes. Rien, rien, rien.

Alors la girouette grince sur le toit de la grange. Dans cette ferme, tout le monde le sait : la girouette montre ce qu'on a perdu. Hugo se tape le front. Il n'y a pas pensé !

Il lève la tête. La flèche ne montre ni le nord ni le sud. Elle montre le grenier à foin, tout en haut.

Hugo pose son pied sur l'échelle. Un barreau. Encore un barreau. L'échelle est longue, longue, longue. Ses jambes tremblent un peu, mais il monte. Encore un barreau. Encore un.

Tout en haut, le foin est doux comme un gros édredon. Au milieu, Rousse, la plus ronde des poules, est assise sur un tas d'œufs. Elle gonfle ses plumes.

– Cot-cot-codec ! dit-elle, et cela veut dire : « Ce sont les miens ! »

Hugo ne bouge pas. Rousse n'a pas volé ses œufs. Elle cherchait un coin chaud, calme, loin de tout le monde.

– Bonjour, Rousse, dit-il doucement. Tu as bien choisi ta place. Est-ce que je peux en prendre deux, pour mes crêpes ? Juste deux.

Rousse le regarde longtemps. Puis elle se soulève, pousse deux œufs du bout du bec, et se rassoit sur les autres.

– Merci, dit Hugo.

Il redescend, barreau après barreau, avec les deux œufs dans son panier, bien serrés.

Dans la cuisine, la pâte est prête. La poêle fait chhhh. Dehors, la girouette grince un petit coup, puis elle se tourne vers le grenier et ne bouge plus.