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Métiers de la communautéFrançais

Léo et la grande échelle

La caserne sent le savon et le café chaud. Léo, le pompier, enfile ses grandes bottes jaunes.

Aujourd'hui, Léo veut une chose : faire briller le camion rouge avant midi. Il a promis à la petite Zoé, la fille du boulanger, qu'elle pourrait s'asseoir dedans.

Il prend un seau, une éponge, et frotte. Frotte, frotte, frotte. Les roues deviennent noires et propres.

Soudain, la cloche sonne. Dring ! Dring !

— Un chat dans l'arbre ! crie le chef.

Léo saute dans le camion, tout mouillé de mousse. Le camion file vers le grand marronnier, au bout de la rue. Tout en haut, sur une branche, un chat gris miaule. Miaou !

Léo dresse la grande échelle. Elle monte, monte, monte. Mais elle s'arrête un peu trop bas. Le chat est encore loin.

— Viens, minet, dit Léo. Viens, viens.

Le chat ne bouge pas. Il regarde Léo, puis il regarde ailleurs.

Léo essaie de nouveau. Il tend la main, il appelle doucement. Rien.

Alors Léo réfléchit. Il sent dans sa poche le petit sachet de son goûter : un morceau de fromage. Il le déplie, et l'odeur monte avec le vent.

Le museau du chat remue. Un pas, puis deux. Le chat glisse le long de la branche, saute dans les bras de Léo, et ronronne contre sa veste.

— Voilà, dit Léo. Tu as faim, toi aussi.

Une dame arrive en courant. C'est la maîtresse du chat. Elle rit et pleure un peu, tout à la fois.

Au retour, Zoé attend devant la caserne, une baguette sous le bras. Le camion est plein de mousse, mais il brille quand même, un peu de travers, comme un bonbon qui a fondu au soleil.

— Tu peux monter, dit Léo.

Zoé grimpe sur le siège. Elle appuie sur le klaxon. Pouët ! Elle éclate de rire, et Léo partage la baguette avec elle, assis sur le marchepied, pendant que le soleil sèche les roues.