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Imagination et émerveillementFrançais

Le costume de Léo

Léo collait des étoiles en papier sur son manteau bleu, une par une, quand la dernière étoile se déchira en deux.

« Oh non ! » dit-il.

Demain, c'était le carnaval. Léo voulait être la nuit. Une vraie nuit, avec plein d'étoiles, pour que tout le monde lève les yeux en le voyant passer.

Il essaya de recoller l'étoile avec de la colle. Elle resta toute molle et toute froissée. Il essaya avec du ruban. Le ruban se roula en boule sur ses doigts.

« Je n'ai plus d'étoiles, dit Léo. Plus du tout. »

Il s'assit par terre, près de la fenêtre. Sa chatte, Prune, dormait sur le tapis, au soleil. Elle ne cherchait qu'une chose : rester bien au chaud.

Soudain, Léo vit quelque chose. Une petite tache brillante dansait sur le mur. Elle venait du bocal à bonbons, posé sur l'étagère. Dedans, il y avait de vieux papiers dorés, ceux des chocolats de Noël.

« Des étoiles ! » dit Léo.

Il plia un papier doré en quatre. Il coupa avec les ciseaux, clic, clac. Il ouvrit le papier : une étoile ronde, toute lisse, qui brillait.

« Une étoile, dit Léo. Et encore une étoile. »

Il en fit dix, puis vingt. Il les colla sur son manteau, une par une. Mais Prune se réveilla. Elle sauta sur le tapis et attrapa un papier doré qui roulait. Crrrac ! Elle courut avec, sous la table.

« Rends-moi ça, Prune ! » rit Léo.

Prune ne rendit rien. Elle jouait, voilà tout. Alors Léo fit une étoile de plus, et la lança au bout d'une ficelle. Prune sauta dessus.

Le lendemain matin, Léo enfila son manteau. Quand il marcha, toutes les étoiles dorées se mirent à scintiller, comme de petites bougies.

Derrière lui, Prune le suivait, avec un papier doré collé à la queue.