Animaux et natureFrançais
Mila et les coccinelles du jardin
Mila pointe le doigt vers une feuille de rosier et compte à voix haute : « Un, deux, trois ! »
Dans le jardin de Papi, il y a des coccinelles partout. Mila veut savoir combien. Elle veut le dire à Papi avant le dîner.
« Quatre, cinq… » Une coccinelle ouvre ses ailes et file. Pfff ! Elle a disparu. Mila ne sait plus où elle en est.
« Un, deux, trois ! » recommence-t-elle. Mais les coccinelles marchent, grimpent, tombent, s'envolent. Elles ne restent jamais là où Mila les a comptées.
Papi arrose les tomates avec son gros arrosoir.
« Papi, elles bougent trop !
– Ce sont des coccinelles, ma puce, dit Papi. Moi, je dois finir d'arroser mes tomates. »
Alors Mila essaie autrement. Elle pose un petit caillou près de chaque coccinelle. Mais les coccinelles s'en vont, et les cailloux restent tout seuls dans l'herbe, comme des œufs oubliés.
Mila s'assoit par terre, les bras croisés. Le soleil descend. Le mur de la maison devient tout doré. Et là, elle remarque quelque chose. Les coccinelles marchent toutes du même côté. Vers le mur ! Elles montent, une par une, et s'arrêtent sur les briques chaudes.
Mila s'approche sans faire de bruit. Sur le mur, plus personne ne bouge.
« Un, deux, trois… » dit-elle tout bas. Son doigt passe de point rouge en point rouge. « Dix, onze, douze ! »
Juste à ce moment, une dernière coccinelle arrive en retard. Elle se pose sur le nez de Mila. Ça chatouille.
« Et toi, ça fait treize ! » rit Mila.
La coccinelle trottine jusqu'au mur et se glisse entre les autres.
« Papi ! Il y en a treize ! »
Papi pose son arrosoir. Il vient s'appuyer contre le mur, à côté de Mila. La brique est chaude contre sa joue. Dans l'herbe, les dernières gouttes font tic, tic, tic. Et sur le mur doré, les treize coccinelles ne bougent plus.